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Il m'invita à m'asseoir sur une chaise de cuisine et, s'assoyant devant moi, il entremêla ses doigts les uns aux autres. Je détournai le regard, mal à l'aise du silence qui nous tomba durement sur les épaules. Mais que dire devant un étranger âgé d'une vingtaine d'année qui nous avait sauvé la vie et nous avait amené chez lui pour nous soigner ? Ah, il aurait dû me laisser crever là, lui ! Je jouais maladroitement avec mes doigts, ne sachant pas trop quoi dire. Lui, il me contemplait, observateur, presque déplacé, sans avoir l'air de détester ce long silence.
- Bon et si on recommençait tout au début, hein ? Lanca t-il en faisant claquer ses mains. Bonjour, je m'appelle Sébastien Wilde et j'ai 26 ans,
me lança t-il d'un sourire aimable en me tendant sa main.
Je la regardai timidement, hésitante à lui la serrer. Jetant un coup d'oeil à côté de moi, je serrai sa main et la remuai de haut en bas. Souriant, il haussa les sourcils, attendant que je me présente.
- Bonjour, moi c'est Noa Evan et j'ai 16 ans, fini-je par murmurer entre mes dents.
- Noa, c'est un joli nom ! Me fit remarquer Sébastien de son sourire.
- Merci,
bredouillais-je.
Je me sentais de plus en plus rassurée au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient, mais je n'arrivais pas à lui faire confiance totalement. En fait, je ne faisais confiance à personne, même pas à ma meilleure amie, Sophia, que j'ai connus grâce à mon ancienne famille d'accueil. Oui, je vie dans une famille d'accueil. Mes parents sont morts quand j'avais treize ans, dans un accident de voiture. Cette malheureuse incident m'a complètement déchirée et m'a fait perdre ma confiance en moi-même. Les nombreuses familles d'accueil que j'ai visitée ne m'a surtout pas aidée ! Une famille en partucilier m'a complètement détruit. J'y étais mal traitée, même battu, parfois. Me secouant la tête pour arrêter de repenser au passé, je pinçai les lèvres, serrant les dents pour ne pas laisser monter les larmes à mes yeux. Heureusement, l'homme ne ce rendi compte de rien.
- Tu veux quelque chose à manger, Noa ?
Me pinçant les lèvres, je secouai la tête, refusant son offre. Qui sait, peut-être avait-il mit du poison ou un truc du genre dans la nourriture. Quelle idiote ! Du poison ! Et quoi encore ? Après quelques secondes, mon ventre ce mit à pousser un hurlement, faisant remarquer ma faim. Traître !
- Je te sers un plat tout de suite ! Lança t-il en entendant le gargouillement de mon traître estomac.
Je ne protestai pas. Après tout, je mourrais de faim. Me déposant un assiette de lasagne sous le nez, me chatouillant les narines, il alla tout de suite prendre un vers de vitre pour y verser un vers d'eau fraiche. Maintenant le verre posé sur la table, je m'en emparai d'un coup de main et l'avalant d'une traite. Je venais de remarquer à quel point j'avais soif. Sebastien, aucunement impressionné par la vitesse que j'eus pris pour boire l'eau, me vida une deuxième quantité d'eau. Cette fois-ci, je pris quelques gorgées puis m'attaquai à cette lasagne qui avait l'air délicieuse, sois dit en passant. Je l'engloutie en une minute, sans dire un mot, sans regarder l'inconnu qui me regardait me nourrire. Un sourire satisfait ce dessina sur ses lèvres.
- Bien mangé ?
Je secouai doucement la tête, acquieçant.
- Bien, murmura l'homme au visage d'ange.
Il avala sa dernière bouchée puis, croisant les bras sur sa table, il posa son une nouvelle fois son regard sur moi. Après quelques secondes, je cédai à son regard puis me concentrai soudainement sur mes ongles, refusant de placer un mot. Promenant un doigt sur la surface de la nape de table, je fredonnais une chanson à faible voix, main appuyée sur la joue, l'écrasant. J'osai porter le regard sur lui, qui me contemplait avec curiosité.
- Quoi ? Lui demandais-je, fronçant les sourcils.
Il secoua la tête pour la porter à ses mains.
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